
Le thème « leadership législatif et diplomatie parlementaire dans un ordre mondial en mutation » a été au cœur de la 3è Conférence des présidents d’Assemblées législatives africaines. La participation du Mali, représenté par le Conseil national de Transition (CNT), a permis de souligner l’importance de ces concepts dans le processus de refondation de la gouvernance malienne et dans le contexte géopolitique actuel.
L’objectif final de ces rencontres est d’aboutir à de « fortes recommandations » qui démontrent un « engagement commun à œuvrer pour une diplomatie parlementaire plus engagée dans un ordre mondial en mutation et renforcer ainsi notre leadership législatif. »
Le Conseil national de Transition du Mali, installé le 5 décembre 2020, se positionne comme un pilier de la transition, chargé d’apporter la « caution législative et la légitimité aux réformes engagées ».
En tant qu’organe législatif, le CNT ne se limite pas au vote des lois. Il a également initié un vaste mouvement de diplomatie parlementaire pour réaffirmer la présence et les choix stratégiques du pays sur la scène internationale.
Principes fondamentaux de l’action publique malienne
Cette diplomatie s’est intensifiée après les sanctions de la CEDEAO, permettant au Mali de « renouer avec les peuples et les institutions parlementaires du monde ».
Les délégations maliennes, lors des rencontres internationales, insistent sur des principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques du pays et la défense des intérêts vitaux du peuple malien. Cette orientation témoigne de la volonté du Mali de déterminer son propre destin dans un esprit de respect mutuel avec ses partenaires.
La montée en puissance de l’Alliance des États du Sahel (AES) est une initiative majeure évoquée avec la création de la Confédération « Alliance des États du Sahel » (AES), officialisée suite à la réunion du 6 juillet 2024 à Niamey entre les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
L’évolution de l’ordre mondial a incité les trois nations à coordonner leurs actions. Les bases des futures sessions confédérales des parlements de l’AES ont été jetées à Ouagadougou en août 2025. Ces sessions visent à concrétiser un, a dit Malick Diaw, le « repositionnement stratégique commun sur les scènes régionales et internationales ».
Elles devraient également, a-t-il ajouté, « permettre de nouer des partenariats souverains avec tous les pays qui respectent les principes de gouvernance du Mali et des pays de l’Alliance des Etats du Sahel. » En effet, l’AES constitue un moyen de renforcer la voix du Sahel et d’établir des relations fondées sur l’égalité et le respect de la souveraineté nationale.
L’engagement continu pour la diplomatie parlementaire
Le Conseil national de Transition confirme sa détermination à maintenir le cap de la diplomatie parlementaire. Avec « plus d’une vingtaine de groupes d’amitié et de réseaux », le CNT utilise ces structures comme un « élément clé des relations interparlementaires bilatérales » pour consolider les liens entre les parlementaires maliens et leurs homologues étrangers.
Malick Diaw a rappelé dans son discours la nécessité de condamner les actes qui nuisent à la stabilité régionale, appelant la Conférence à prendre position contre le « comportement inqualifiable de certains pays, qui, au mépris des principes élémentaires du droit international, soutiennent et sponsorisent le terrorisme au Sahel ».
Face au « terrorisme économique et médiatique » que subissent les peuples de l’AES, l’espoir est placé dans le soutien des nations amies pour que « le monde fasse la lumière pour le bien de l’humanité », prône le président du CNT qui, dans sa conclusion, a dit espérer que cet « engagement constitue notre force et c’est cela qui nous permet de nous renforcer pour affronter les défis d’un monde en pleine mutation. »
La Rédaction
